Elle est partie, sans un murmure,
L’ombre de sa douleur, une armure.
Je n’ai plus entendu son souffle, son rire,
Rien que le vide qu’elle a laissé fuir.
Elle t’a supplié, toi, son bourreau,
D’un regard, d’un geste, sous le fardeau,
D’aimer son cœur comme il battait,
De voir la femme qu’elle était.
Ses larmes coulaient, des rivières de peine,
Son silence criait des mots enchaînés.
Elle s’est battue, pour toi, pour l’espoir,
Pour un reflet d’amour dans ton miroir.
Elle trouvait des excuses à tes éclats,
Inventait des rêves où tu étais là.
Mais ton cœur était de pierre, d’acier,
Et ses prières s’y sont fracassées.
Tu savais... tu savais tout,
Chaque coup porté à son amour fou.
Et malgré sa foi, ses blessures ouvertes,
Tu as continué, cruel, à semer la perte.
Maintenant, il ne reste que l’écho,
De ses pas, de ses mots, de ses sanglots.
Elle est partie sans rien dire,
Et toi, tu restes seul, avec ton empire.

Ronaldo Abraham
Ronaldo ABRAHAM, explorateur du monde virtuel, étudiant en marketing et relations publiques, passionné par l'écriture journalistique.